Petites bêtes et champignons avec l'école Paul Éluard


Régis Dondain & Ianis Cima

lIs étaient 70 élèves de CE2 du Rhône ce matin du 28 juin à braver les retards de train et la pluie pour découvrir la vie des petites bêtes du sous-bois et celle des champignons. C'est alors que, habités de ces joyeux lutins, le parc Bernard Clavel de Vernaison a prit par moments des airs de projets Blair Witch, mais pas de panique, il s'agit de maisons à limaces et escargots, à araignées, à papillons ou encore à perces-oreilles.


Une matinée riche pour nos apprentis mycologues et entomologistes qui ont pu s'essayer à quelques expériences sur les champignons de Paris pour en découvrir les différentes composantes. Pied, chapeau, bagues ... les champignons ne sont pas si différents de ce que nous connaissons dans notre garde-robe. Humer et toucher, casser, couper ou écraser, à chaque action une sensation et une émotion différente.


Aventuriers dans les sous-bois du parc, première rencontre avec les champigons.

L'observation est le maître mot. Il faut de trouver de quoi satisfaire nos petites bêtes : brindilles, pierres, morceaux de bois, mousses, lichens ... la liste est longue. Au final tout le monde y trouve son compte, et après avoir plongé l'oreille dans un coquillage magique et prit en voyage sur sa main un escargot ou une limace, les huttes d'herbes et de terre finirent par se dresser dans la forêt.

15 heures, il est temps de partir. La pluie retombe en déluge et bientôt, engloutira les rives du Rhône. Qu'importe, le bois a livré quelques uns de ses secrets. Derrières nous, nous laissons les blobs, les coprins et autres polypores accomplir leur longue et fastidieuse tâche de nettoyeurs. Nos talentueux apprentis sont désormais parés pour accueillir la petite faune dans leur chez eux mais aussi, dans leur école. Ils n'ont pas frémi face aux gastéropodes, ni à l’araignée géante de plastique, ils n'ont pas pris peur en soulevant les feuilles mortes de la litière forestière et sont restés assurés face aux cris des oiseaux. Il y a fort à parier qu'il s'agit là des ambassadeurs pour la nature de demain.

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